Le porno VS réalité

LE PORNO, UN SHOW

Bonjour à toutes et à tous! Voilà un petit moment que je songeais à communiquer sur les films X. Il est temps que je partage avec vous mon point de vue. On parle beaucoup de porno en ce moment, il faut reconnaître que c’est un sujet qui génère du “clic”. Mais au-delà de l’aspect fun, divertissant, et clairement racoleur, il est en effet important d’en parler sous un autre angle.


MON RAPPORT AU PORNO AUJOURD’HUI

  • Pour ma part je n’ai jamais été militante pour le monde du X. Si j’ai beaucoup apprécié mes 13 ans de plaisir et n’éprouve aucun regret, j’ai forcément plus de recul aujourd’hui . Lorsqu’on vit une expérience pleinement on voit les choses différemment. Aujourd’hui j’ai presque 38 ans, je vois mes neveux grandir, j’observe les enfants et ados autour de moi, je réponds à leurs  questions via mon blog mais aussi via ma nouvelle  émission sur Facebook Live “Plz Yourself”dédiée à la séduction, aux rapports de couple et à la sexualité. Je fais également face à des questions, des doutes, des angoisses des +18 ans , je discute avec des médecins, des psys, des professeurs…. et même des prêtres.
  • Et je dois admettre une chose: comme beaucoup de contenu diffusé en masse et de surcroît accessible gratuitement, les films X ont bel et bien une influence sur une partie de son public. Beaucoup s’en servent comme référence et ne font pas toujours la part des choses. Petit à petit ces images développent une forme de pouvoir, ce n’est pas toujours flagrant, mais les images véhiculées font leur chemin dans l’inconscient. Mon intention n’est pas de détruire les fantasmes qu’il génère en vous disant que cette industrie est glauque et perverse, que les femmes se font en permanence dominer et exploiter. Ce n’est pas ce que je pense. Dans toute industrie et milieu professionnel il existe malheureusement des abus et des déviances. Mais ce n’est pas là l’objet de ma démarche. L’industrie du X ne m’intéresse plus vraiment, j’en “ai fait le tour” et ai cessé ma carrière il y a environ 4 ans pour explorer d’autres horizons et manières de m’exprimer. Aujourd’hui je suis concentrée sur des projets très variés mais la sexualité et le rapport au corps font toujours partie de mes sujets de prédilection.

DONNER L’EXEMPLE

  • Durant des années on m’a reproché de donner le mauvais exemple, en particulier aux nouvelles générations. Cela m’a toujours fait rire. Mesdames et Messieurs, si j’avais voulu montrer le bon exemple à vrai dire je n’aurais probablement pas choisi de devenir actrice porno! J’ai voulu vivre le X avant tout comme une expérience intime, un apprentissage sexuel, une exploration de mon corps et comme un choix transgressif, c’est aussi cela qui est excitant. Je n’agis pas pour faire plaisir aux autres. Mais j’essaie de transmettre pleinement ce qui me fait plaisir. Or, lorsqu’on est médiatisé, on gagne en influence. “De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités” 😉
  • C’est la raison pour laquelle je souhaite m’exprimer aujourd’hui pour partager avec vous mon point de vue. Oui, on peut s’éclater en s’envoyant en l’air que ce soit devant ou derrière une caméra, avec un ou plusieurs partenaires, que ce soit en missionnaire ou en aimant se prendre une fessée. Il y autant des sexualités qu’il y a d’individus. Il existe une “norme” sociale mais à mes yeux la norme n’existe pas. La seule “bonne” sexualité à mon sens est celle où on s’épanouit avec un/e partenaire qui partage la même conception du plaisir. La sexualité est un langage intime. Il n’est toujours pas question pour moi de donner l’exemple mais simplement d’informer.

FAIRE LA PART DES CHOSES

Je vous invite donc à visionner cette petite vidéo où je vous présente mon point de vue. Cette vidéo est destinée à toutes et à tous et à tout âge, mais je l’ai réalisée pour m’adresser en particulier aux ado. Il y a des choses qui vous paraîtront peut-être évidentes mais parfois il est nécessaire de revenir aux “bases”. N’hésitez pas à réagir et à poster ici vos commentaires ou questions. Et bien sûr, n’hésitez pas à partager!

Prenez soin de vous!

 

 

"On a plusieurs vies dans une vie."

Comments (32)

  1. Bon , donc notre monde va mal . Cela relève du ” bon sens ” que les films pornographiques ne sont pas la réalité , ce n ‘est pas possible par quelle que bout à prendre … ne serais ce que la présence de la caméra et du perchiste … et puis bon s ‘ inspiré de près ou de loin aux situation saugrenues … je ne vais pas faire la remarque du dépanneur qui arrive a bon moment et très vite , the big lebowski la très bien traité . Bref , c ‘est navrant que tu soit obligé d ‘ en parlé .

    1. Tout comme il est déplorable de répéter aux gens les dangers de conduire en etat d’ébriété mais cela s’appelle de la prévention.  C’est beaucoup plus complexe qu’une histoire de scénario cliché avec un plombier et une cliente nympho. On parle de comportements , de pratiques sexuelles, du rapport à son corps , du respect de l’autre.
       D’autre part beaucoup de vidéos X sont tournées dans un style amateur. On ne ressent pas forcément la présence d’une équipe technique et le côté pro. La confusion est facile.
      La sexualité dans les films x est à vrai dire très variée, elle n’est pas LA réalité mais une des multiples réalités.  Il faut juste rappeler qu’il n’y a pas de “norme de la performance.

  2. Dommage que la société soit encore pétrie de préjugés à l’égard des performeurs/performeuses, votre vidéo résume très bien l’essentiel et beaucoup de jeunes devraient en prendre conscience.

  3. Moi, mon premier contact avec la sexualité, c’était – question de génération – les films X sur Canal + avec Brigitte Lahaie ou Marilyn Jess. J’avais 15 ans environ et même si je trouvais ça excitant, ça me perturbait un peu car j’avais du mal à m’imaginer faire les mêmes choses que je voyais à l’écran. Déjà à l’époque, ça m’aurait fait du bien que quelqu’un me briefe sur la différence avec la réalité. Je n’ai pas eu ce problème, mais le fait d’être exposé trop tôt à ce genre d’images peut donner une idée fausse du rapport à l’autre, voire perturber la sexualité de quelqu’un. De nos jours, avec la gratuité sur internet, le problème est multiplié par mille, avec des gamins bien plus jeunes que moi à l’époque qui peuvent voir des choses beaucoup plus hard à toute heure de la journée. Ca me semble donc normal de devoir faire un point sur ces choses-là : ce n’est pas une question de morale, mais de salubrité publique. Aussi bien pour les jeunes que pour les adultes un peu fragiles qui ne sauraient pas faire la différence entre le fantasme et la réalité.

  4. Vous êtes de bon conseil pour les jeunes et moins jeunes, j’espère que cette petite vidéo ouvrira un peu plus l’esprit de certain enfermé dans leurs cliché ! Merci !

  5. BRAVO ! Il fallait avoir le courage de dire tout cela… mais est-ce que les jeunes s’intéresesent réellement à ce que tu publies ???

    1. lol en effet c’est une bonne question. D’où la nécessité de partager cette vidéo. En tout cas mon émission FB live touche un public jeune, elle se fait sur la page de Next Plz et je reçois moi-même des messages d’ado.

  6. Pour ma part, étant un homme de 48ans à forte libido, je suis toujours autant admiratif des “performances” des actrices qui réalisent tous les fantasmes inavouables des spectateurs (et des spectatrices dans une moindre proportion sans doute).
    Comme beaucoup d’autres mecs de ma tranche d’âge, le cinéma porno a aussi été pour moi, vers 15 ans, une aventure initiatique amusante (location de VHS par les “grands”, cinémas puplics où on entraient en douce mater Emmanuelle et ses amis….). Ce cinéma a surtout permis une “visualisation” concrète de pratiques sexuelles qu’il me tardait d’essayer avec une petite amie 🙂 Le NET n’existait pas, les livres traitant de sexe étaient encore très “pudiques”, et rien de telle qu’une bonne image pour remplaçer 1000 mots !!!
    Mais comme le dit si bien la sublime Céline, pas question de transposer les “cascades” vues à l’écran avec une partenaire (tout aussi novice à cet âge) et espérer la faire crier de plaisir par tous les orifices en 20 minutes chrono ! Les jeunes de cette époque disparue devaient presque tout découvrir par eux-mêmes. Les filles de 15 ans ne se filmaient pas à poil sur Facebook et ne sortaient pas en boite et il fallait un peu de temps avant d’en mettre une dans son lit 🙂
    Malheureusement, on se rend compte que beaucoup d’hommes n’ont pas cette expérience et ce recul. Ils pensent certainement être des dieux du sexe après avoir copié les stéréotypes du porno ! Beaucoup ne respectent pas les femmes ! Il suffit de lire les commentaires sur les vidéos pornos qui me fatiguent : “grosse pute, salope, garage à bites, etc…” Bien sur, les gars qui s’occupent des nanas dans le films sont des types sympas et vertueux 🙂 Perso, je ne vois pas trop ce qui peut encore les exciter à salir une femme qui va leur “donner” du plaisir par procuration… Une femme se respecte, son corps se respecte, et comme le dit Céline, un bon amant doit rester à l’écoute de sa partenaire et chercher à gagner son âme s’il veut vraiment qu’elle s’offre à lui sans retenue et avec sincèrité.
    Après, pour nous les hommes, la “pression” mise par le porno sur la taille de nos “engins” est toujours aussi “énorme”, surtout pour les moins bien dotés… A ceux-là, je dis de rechercher des pornos “vintages” des années 70/80, ou les pénis étaient encore “normaux” et entourés de poils, les filles bien en chair, LOL. Combien d’attrapes couillons vendent des appareils et autres potions miracles pour gagner, pas 1, pas 2, mais plus de 10cm sur la longueur de son sexe !!! Le seul moyen d’y arriver c’est de s’attacher le sexe à une encrume et de la balancer dans le vide….
    Comme le dit Céline, le porno c’est d’abord et surtout du business. On veut tous plus ou moins voir ce que l’on n’a pas “à la maison” : une compagne ou une épouse bisexsuelle, assoiffée de sexe 24h/24, adepte de toutes les perversions et droguée au sperme chaud…
    Non, pour la majorité des couples réguliers, c’est 1 ou 2 fois par mois, même position, 5 minutes montre en main LOL
    Il ne faut pas oublier qu’il est très difficile de se “mettre à poil” au sens propre comme au figuré. Surtout devant 10 ou 15 personnes qui ont les yeux rivés sur vos boutons de fesses 🙂 Cela n’est pas donné à tous le monde, surtout pour les mecs qui ne peuvent pas trop faire semblant de bander ou d’éjaculer…
    Alors vive le porno, avec modération sinon ça rend débile, et surtout avec respect pour ces acteurs qui s’exposent toujours autant aux critiques alors qu’ils sauvent bien des couples et des célibataires aux mains câleuses d’une routine dévastatrice…
    En tous les cas, faire l’amour avec Céline doit être une expérience inoubliable car c’est une femme de tête superbe et libre comme un joli papillon 🙂

  7. Bravo Céline, cette vidéo est vraiment pédagogique, j’aurais aimé disposer d’un tel support quelques années en arrière quand j’ai eu une discussion sur le même thème avec mon fils et sa mère. Mon fils regarde du porno comme beaucoup d’hommes, moi y compris.
    Mais je suis fier de toujours l’avoir entendu dire que les pornos ne sont pas des modes d’emploi pour la vraie vie.
    Merci à vous pour ces excellentes explications à nos jeunes.

    1. Merci! j’ai l’intention d’en poster d’autres prochainement, toujours dans cette démarche.

  8. J’ai toujours dit que les “acteurs” et “actrices” du “X” étaient beaucoup plus des athlètes professionnels qu’autre choses, et que les ébats dans le “X” sont plus comme des sports qu’une représentation de la “normale”. Le gros problème que j’ai remarqué dans mon environment est malheureusement que certains perçoivent toujours le “X” comme étant représentatif de la réalité puisque ce qui est montré sur l’écran n’est pas qu’une série d’effets spéciaux en CGI. J’ai été chanceux de toujours pouvoir voir le “X” comme étant exactement comme il est démystifié ici par Celine: une certaine “interprétation” de “fantasmes” présentée en format audio-visuel pour l’excitation du consommateur. Ce qui m’attriste énormément c’est que cela fait longtemps maintenant que “tout le monde” (enfin, j’espère que je n’ai pas besoin de m’expliqué!) à accès au “X” beaucoup trop facilement sur l’internet. Les jeunes malheureusement s’exposent à ces images non-réalistes, et les adultes averti on aussi une énorme exposition au “X”, au point que c’en en devenu presque attendu d’en voir. Par contre et malgré tout ca, il y a toujours en encore un “stygma” attaché au “X” et la pornographie, en même temps que de plus en plus d’images de violence se multiplie; n’est-ce pas une certaine forme d’hypocrésie sociale? En tout cas, aux Amériques, la violence est normalisée mais la nudité elle, est encore si mal vue. (Pardon pour mon orthographe; le Français n’est pas ma première langue!).

    1. Merci Alexander! Et crois-moi, tu fais beaucoup moins de fautes que la plupart des Français qui m’envoient des messages!

  9. Bonjour, Céline 🙂

    Je reviens vers toi pour savoir si tu va parler du métier d’acteur ou actrice porno?? Ce monde la ma toujours attirée et savoir comment y arrive là dedans si y a du débouché les salaires etc sa serais intéressant je pense de savoir tous ça et moi meme d’avoir des idées pour réussir dans ce monde la

  10. Eh bien sache que nous allons parler de ta vidéo en formation d’éducation à la sexualité dès demain et que la pornographie est un thème que nous abordons systématiquement avec nos élèves et sur lequel ils ont beaucoup de questions.
    Merci à toi

    1. Génial! Quel âge ont-ils? Très curieuse de connaître leurs réactions. Merci

  11. I’ve tried to understand the video capturing only something because I don’t know French and it’s a shame! My bad. Anyway here comes my POV ( no pun intended) on the subject. Porn is both a show and a product. As a show must entertain the audience and give them something that they cannot experience (most of the time) in real life. That’s good because is cathartic and some of the fantasies (like rape) is better remaining in that way. As a product must come out in many flavours to meet the largest audience possible and their different tastes. Now if the audience are teenagers there’s a difference between boys and girls. I think girls have also teenagers magazine to help then with sexual education, so teenage girls have more information and less distorted. For teenage boys porn often is the first and only source of information and not the best way to understand how to engage in sex or to have an healthy relationship with a partner. It’s good to be kinky if you talk with your partner and both agree that is that that both wants. I don’t blame porn because porn doesn’t teach respect for the partner or healthy sex, because neither is the scope of this product/ show. So thanks Celine to talk about it and help teenagers

  12. S’intéresser aux coulisses, à ce que certaines actrices peuvent dire du porno, échanger avec des femmes aide beaucoup à faire la part des choses, moi ça m’à éviter de mélanger le fantasme fait par le porno avec la réalité, il faut toujours faire preuve de curiosité de la même manière qu’on peut s’intéresser à tous ce qu’il y a autour d’un livre, d’un film… et se demander si tous ceci est bien réel.
    Je voudrais te dire également que te suivre et écouter tes interventions à beaucoup compté dans mon approche du porno et de la sexualité.

  13. bonjour celine.tout d’abord j’espère que sa ne dérange pas que je te tutoie,je voulais te dire que je te regarde et que je t’adore depuis que tu fait du porno et vraiment tu es une femme magnifique et merveilleuse.j’ai une question je voudrais savoir si c’est normal que je fait des éjaculation nocturne ou pas en plus sa fait depuis le 21 novembre 2016 que je ne masturbe pas.bisous celine.

    1. Hello, il n’y a pas de rythme imposé pour se masturber ou avoir des rapports 🙂 Si tu n’éprouves pas l’envie de te masturber, aucune raison de le faire. Si tu jouis dans tes rêves (ce qui n’a rien d’anormal), il est aussi logique que ton corps réclame moins en journée!

  14. Bonjour Céline,
    Cette vidéo est extrêmement intéressante. A titre personnel, je vous ai toujours admirée. Par la suite j’ai pu entrer dans le milieu du X et faire connaissance de nombreuses actrices X. Les gars, du calme. Beaucoup font ça aussi pour avoir de l’argent rapidement et passer à autre chose car le problème si l’on demeure dans le porno longtemps (et avec talent) comme l’a fait Céline, c’est que l’image devient indélébile et je crains fort que même si Céline trouve le vaccin contre la connerie, on lui reparlera sans cesse de sa vie dans le porno. Pour faire du porno, il faut être exibitionniste, aimer bien sûr le sexe, être à l’aise avec son corps et le côté le moins glamour quand même aimer l’argent. Céline explique avec délicatesse ce qui rend frustré beaucoup d’hommes : La taille des sexes dans les films pornos sont surdimensionnés. Pour vous rassurer, allez sur youtube. des types ont fait des sondages auprès des filles et vous verrez, elles s’en tapent que vous ayez un machin de 30 centimètres, ce qu’elles veulent c’est être aimées, avec sensualité, tendresse et charme. Alors ça va mieux ? Bon et puis n’oubliez pas que le porno fait des dégâts aussi chez ceux qui en vivent : Une pornstar (j’y associe volontiers Céline) peut gagner aux USA de 30 000 à 60 000 dollars par mois si elle sait bien se vendre aux producteurs, aux médias, aux produits dérivés (comme Céline l’a fait, les Fleshlights sont un bon business et alors ?) etc… Mais ensuite, ils sont tatoués à vie acteurs ou actrices pornos et ceux qui ont tenté de faire autre chose ont été stigmatisés. Je vous conseille de regarder la vidéo très grave de Bree Olson qui avoue ne plus vouloir sortir de chez elle car elle se fait traiter de pute à chaque pas qu’elle fait. Et pourtant, elle n’a tué personne que je sache.
    Voilà, le porno ça émoustille, ça fait vivre grassement plein de gens, mais trouver une jeune femme lors d’une rencontre fortuite, la draguer, lui prendre la main, le premier baiser, vous ne trouvez pas que c’est un peu plus craquant ??? Moi si…

  15. Céline, je lis actuellement le livre de Laureen Ortiz, journaliste, qui s’est immergée dans la Porn Valley de Californie pour analyser le milieu pornographique Américain. (titre du livre : “Porn Valley” – éditions Premier Parallèle sorti en mars 2018). L’avez-vous lu et vous qui avez vécu cette expérience de l’intérieur, qu’en pensez-vous ? Votre témoignage serait vraiment très intéressant. Il y a un chapitre consacré à votre ex agent.

    1. Bonsoir, je ne l’ai pas lu mais j’ai eu quelques échos. A vrai dire, les livres qui parlent de l’industrie du porno ne m’intéressent pas, j’ai déjà mon expérience . C’est la sexualité et le rapport au corps qui éveillent ma curiosité. Quant à mon témoignage, il est exposé dans mon autobiographie “Ne dis pas que tu aimes ça” ( Fayard) 🙂 Mais le sujet n’est pas tant l’industrie du X.

  16. Bonjour Céline. Sans entrer dans les détails, je travaille avec les enfants et les pré-adolescents dans l’action pédagogique, pour une structure qui a longtemps proposé quelques contenus muséaux d’initiation à la sexualité. Dernièrement, une pétition lancée sur le Net par des mamans en colère nous a conduit à retirer ces contenus, au prétexte qu’il s’agissait là en fait d’initiation à la pornographie, mal de ce siècle selon nos détractrices (je résume). Dans le même ordre d’idée, il est notoire dans le milieu muséal que l’exposition “Zizi sexuel” (avec le personnage de BD Titeuf, pour info) a toujours posé des problèmes de ce type aux établissements muséaux, alors qu’il ne s’agit, dans les faits, JAMAIS de pornographie (car l’intention n’est pas d’exciter les enfants, mais bien de leur faire découvrir en s’amusant ce qu’est la sexualité). En quelque sorte, aujourd’hui, les gens associent tout de suite sexualité ludique et pornographie, et souhaitent prémunir les enfants de la seconde en leur interdisant de découvrir la première. Je constate pour ma part (et d’autant plus que mon milieu professionnel est très féminin), que le mot “pornographie” éveille chez les femmes de l’animosité (au même titre par exemple que le mot “pédophilie”), alors que la plupart n’en regarde jamais… Du coup je suis assez intrigué d’avoir votre point de vue de femme connaissant bien le sujet : A quel endroit de la psychologie se situe le traumatisme concernant la pornographie chez le féminin ? (étant admis pour moi que les hommes apprennent à le consommer en sélectionnant ce qu’il leur convient). On peut se demander en effet s’il faut, dans un discours de “prévention”, avoir le même discours pour les garçons et pour les filles… Merci et bonne continuation.

    1. Bonjour, il est regrettable de constater que beaucoup de parents entretiennent un tabou autour de la sexualité et la confondent avec la pornographie. Il me semble qu’éduquer un enfant c’est lui donner des outils pour devenir autonome, le guider afin qu’il puisse grandir et s’épanouir, avec tout ce que ça comporte de prudence, mais aussi de prises de risques!Il me semble aussi que beaucoup d’adultes ne souhaitent pas en parler car ils ne sentent eux-mêmes pas à l’aise avec leur propre sexualité. Ils reportent ainsi leurs peurs et frustrations de manière inconsciente sur leur progéniture, en pensant les protéger. C’est la raison pour laquelle je collabore depuis peu avec l’association OPEN qui effectue un travail de prévention vis à vis des enfants, ados, mais aussi des adultes! Je vous invite à les contacter, il y aurait peut-être une rencontre à envisager. Les mamans que vous évoquez risquent de crier au scandales. Mais l’intention n’est absolument pas de promouvoir la pornographie. Mais d’informer pour veiller à accompagner les jeunes dans une exploration qui avant toute chose, leur appartient. Il s’agit de leur corps, de leur intimité, pas de la nôtre.
      Au final, nous souhaitons tous la même chose: qu’ils puissent éprouver du plaisir en sachant prendre soin d’eux, de leur santé, de leur image, de leur intégrité. J’ai récemment discuté avec des prêtres et des éducateurs scouts, ça s’est très bien passé 🙂
      Voici le site de l’OPEN https://www.open-asso.org/ . Vous pouvez aussi m’envoyer un mail via la page contact de ce blog.

  17. De la part de Patrice (51ans, 1m70,68kgs, mince , non viril, handicapé de surdité bilatérale)
    Bonsoir Céline,
    Félicitations pour vos longue carrière pornographique professionnelle et web assez riche et intéressant
    J’ai bien aime dans votre web le “porno VS réalité” , les personnes comme ALEXANDER WHEILL, SUPER ALKALINE, MICHELE qui vous ont très bien contacté avec courtoisie
    Je suis conscient que toutes les actrices sont intelligentes, pragmatiques, très autonomes, sportives, très fortes en mental hors commun et en moral comme les grandes sportives professionnelles mais ce qui m’impressionne le plus est que je vois certaines actrices comme Arwen Gold, Claire Belle, Alysia Gap très fortes et très spécialistes en triple, quadruple anal et vaginal avec des grands mecs virils et musclés dotés de gros pénis très durs de plus 20 cm même plus de 25cm, fist anal avec les mains et gros godes très épais, des sodomies avec blacks dotés de pénis de plus 30cm très épais, certaiens scènes très violentes avec mecs en gang bang ou bukkaké,…car ces scènes sexuelles que je pense qu’elles sont assez dangereuses et très douloureuses que je me demande si les actrices en pleine forme , même très bien dormis, très zen, très bien et longtemps préparées avant les scènes très hard et violents , comme celles-ci consomment pas mal de médicaments anti-douleurs, parfois des cachets de drogue contre la fatigue, souvent le viagra et je me demande que ce sera pas trop douloureux pour ces actrices très hard mais ces scènes rapportent beaucoup d’argent, incroyable mais vrai !!!
    J’apprécie beaucoup les actrices comme vous et je les aime beaucoup
    Je viens d’apprendre par les infos que la plupart des actrices et acteurs comme vous étaient des enfants battus, violés, abandonnés, délinquants, mal aimés, ça me choque un peu et ça me touche car je suis conscient qu’ils sont beaucoup plus sympas comme des grands sportifs pro que les gens de la rue et de la société assez méchants, bêtes avec vous et les autres comme Nikita Belluci insultée en permanence dans les réseaux sociaux gratuits
    Un jour j’irais voir le salon érotique pour contacter avec les gens de milieu de X
    J’ai acheté les produits bio africains de Afrique Bio pour améliorer les érection, retardement d’éjaculation, agrandissement et durcissement de mon pénis mais je pense que vous connaissez bien le web des produits bio asiatiques dont m’en joindre et je consomme parfois le viagra et le cialis assez chers mais de bonne qualité et très bons pour la santé
    Vous pourrez me contacter par mail si vous en souhaitez bien mais je continue à lire votre web
    En dehors de sexe, de ce que je déteste le plus est l’arnaque romance scam venant de l’Afrique de l’Ouest et les réseaux sociaux gratuits et assez dangereux pour tout le monde
    J’espère qu’un jour tout le monde aura accès aux réseaux sociaux payants avec obligation de fournir les vrais justificatifs et vraie adresse postale et le système de copier-coller sera supprimé de tous les logiciels comme ça, tout le monde sera beaucoup plus tranquille , la cybercriminalité sera beaucoup plus faible que prévu et le piratage n’existera presque plus dont je vais en demander au gouvernement, à la commission de la CEE et à l’ONU , pourquoi pas
    Comme vous avez fait des gang bang, doubles anal/vaginal, sandwichs,…vous avez senti comment après les scènes très hard, très fatiguée, “ramollie”, supporté des grosses douleurs et coubatures,…?
    Est ce qu’avec les actrices habituées au sexe très hard avec mecs dotés de gros et longs pénis très durs de plus 25×7, je pourrais les faire très bien jouir avec mon pénis de 17×4, mes calins, léchages,…par rapport avec les femmes de la rue que j’ai bien réussi de les bien jouir ? Je n’en crois pas
    Est ce que je pourrais faire porno amateur ou pas malgré mon handicap de surdité ? Je n’en crois pas
    Bisous et meilleure continuité

    1. Voilà un commentaire très… riche d’informations! Vous m’apprenez ainsi qu’il existe des quadruples anales lol Pour ma part je ne vois pas l’intérêt de la performance pour la performance, ça devient du spectacle qui n’a plus rien à voir avec le plaisir. Oui, le corps est surprenant et peut se connecter à plusieurs partenaires quand l’envie et l’excitation sont là, mais ce n’est pas une fin en soi que de réaliser des prouesses sexuelles. Et oui, trop de performances et trop souvent peut abîmer le corps, c’est à chacun et chacune d’explorer ses limites. Il n’y a pas de normes.
      Je vous déconseille tout produit visant à augmenter vos performances ou mensurations, vous prenez des risques pour votre santé. C’est vous qui contrôlez votre corps, ça ne devrait jamais être un produit, une drogue ou un médicament. Et cela ne fera pas de vous un meilleur amant. Enfin, pourquoi vous présenter en parlant de votre handicap? Vous voulez être considéré comme n’importe quel autre homme? Vous n’avez pas à en parler, ni à vous justifier ou culpabiliser. L’écoute de l’autre passe par l’attention qu’on lui accorde. Pas forcément besoin d’entendre, il faut être attentif à ses autres sens, et prendre soin de son/sa partenaire. C’est une règle très simple mais qui est souvent oubliée.
      Je vous souhaite en tout cas beaucoup de plaisirs!

  18. Bonsoir Céline,
    Du coup, votre livre a déclenché en moi une frénésie incontrôlée de lecture des biographies des actrices X. Première chose, on note que le passage dans le cinéma pour adultes enclenche très souvent à l’issue une biographie des actrices. Ne nous en plaignons pas. Certes elles sont inégales en qualité mais elles ont le mérite d’exister. Alors j’ai élargi mon panorama aux actrices US et du coup, je suis incollable en lecture anglaise ! Si mon prof de langues me revoyait, il en serait évanoui sur le champ vu mon niveau ridicule d’avant. Et avec un vocabulaire shoking !! Bien Céline, vous êtes une des rares à positiver de votre expérience dans le porno. Jeanna Jameson, Tracy Lords, enfances très difficiles, violées adolescentes, drogues etc.. On peut rajouter à cela nombre de jeunes actrices fugueuses, mal dans leur vie, mais sans le sou et qui par rencontres interposées (et agents plus ou moins douteux) se retrouvent à faire des galipettes face caméra. J’ai été plus attiré par la biographie de Jennie Ketcham plus connue sous le pseudo de Penny Flame. Alors les bases sont des parents divorcés, le manque d’amour, et l’envie d’exister dans le regard des autres. Le porno fascine les hommes, elle a pu ainsi les avoir tous à ses pieds. Mais dans quel état : Alcool, cocaïne pour avoir l’énergie de se mettre nue quand on en a pas envie. J’ai vu une vidéo d’elle où elle fait l’amour avec une autre nana et un acteur porno devant plein de gens qui regardent. Elle est hystérique, on voit bien qu’elle n’est pas dans son état normal. J’ai trouvé ça très triste. Et puis avant qu’il ne soit trop tard pour sa santé et son psychisme, elle décide de se guérir de l’alcool et de la drogue. Suivie par un psy, il découvre surtout qu’elle est accro au sexe. Et là ça devient fascinant. Elle veut être une femme “normale” et non une femme qui se jette sur chaque braguette émue de la rencontrer. Pour cela, première phase, elle quitte le porno. Elle va éviter tout ce qui déclenche en elle cette folie parfois dévastatrice pour elle. Elle ne se masturbe plus, elle s’occupe à d’autres tâches, se met en quarantaine. Elle voit qu’il y a une vie en dehors du porno, des gens ordinaires, qui se lèvent pour aller bosser et gagner un argent non dû à la vente de leur corps, elle réapprend la vie “normale”. Elle se trouve un emploi de serveuse dans un restaurant Chinois, gagne dix dollars de l’heure alors que le porno lui rapportait pas moins de 15000 dollars par mois de salaire mais cet argent elle n’en veut plus, elle veut redevenir Jennie Ketcham et ne plus être Penny Flame. Ce livre hélas n’est pas traduit en français mais c’est un merveilleux parcours d’une femme qui lutte contre ses démons. Alors l’argent du porno est-il une drogue lui aussi ? Les actrices X ont beaucoup de mal à parler de cet argent que certaines qualifient de “sale” (je cite Jennie Ketcham). En France c’est guère mieux sur ce sujet. Les actrices n’en parlent pas. L’argent du X serait-il plus tabou que le X lui-même ? Ca ferait un bon sujet au bac ça !!! A moins que ces économies roses soient toutes placées à la Caisse des Pagnes.
    Et bien moi je vais vous dire ce que j’en pense : Ces filles qui s’exposent, qui prennent le risque de l’exclusion d’une vie sociale tracée, qui donnent du plaisir à des millions de gens derrière leur écran, je les admire toutes, belles , moins belles, sottes ou intelligentes. Céline peut être considérée comme un magnifique OVNI dans ce milieu. Et je suis prêt à devenir son E.T. (physiquement j’ai déjà les bases) si un jour elle lit ce que je lui ai envoyé sur sa boîte g.mail, elle en tombera à la renverse ! (pour être sûr qu’elle fera, j’ai déboulonné la roue de son fauteuil de bureau…mais chut).

  19. Tout d’abord, je voulais dire que je lis ce blog avec beaucoup de passion. Il est à l’image de la personne qui en est l’instigatrice, perspicace, fin et riche. Je lis également chaque jour ce que dit Céline sur sa page Twitter même si je n’y suis pas inscrit pour le moment. Et aujourd’hui, j’ai lu que Céline voulait faire un don à une association mais que celle-ci a refusé son offre. On comprend à demi-mots que le passé d’actrice porno de Céline a fait capoté la chose. Céline s’interrogeait sur le fait que son argent gagné par ses prestations filmées pour adultes était considéré comme” argent sale”. Force est de considérer qu’une nébuleuse idée sur l’argent du sexe ne le fait pas toujours brillé de mille feux. Il est vite gagné, souvent d’un montant conséquent (15 000 dollars par mois pour une star “moyenne” du porno US) et attire souvent mépris et condescendance (mais aussi jalousie) pour ceux qui exercent des métiers plus conventionnels. Le fait de baiser devant une caméra (pardon d’être cru mais il faut appeler un chat, un chat) pour de l’argent impose aussitôt une marginalisation de l’action et des acteurs. Je crains Céline, que malgré toutes les belles choses que vous faites dans votre vie, ce passé porno ne vous colle à vie sur la peau. N’est ce pas Nomi qui disait : “Quand on est actrice porno, on l’est pour toute la vie”.
    L’exemple de Brooke est très parlant. Cette actrice porno a commencé à 18 ans (mon Dieu !). Et puis à 26 ans, elle se retire du milieu et décide de passer des diplômes et les obtient. Elle fait une petite fille et décide de chercher un emploi avec ce CV flambant neuf. Elle va voir l’équivalent du conseiller Pôle Emploi Américain, qui lui dit que ce sera difficile. Beaucoup d’hommes l’ont vu dans les films hardcore et même si elle changeait de nom, certains feront des recherches sur internet et la démasqueront très vite pour la stigmatiser. Du coup, n’ayant pu trouver ce fameux emploi, à 33 ans elle a replongé dans le porno et dit s’éclater comme jamais. Je pourrai vous en écrire beaucoup des comme ça : Des actrices qui se sont retirées et qui vivent cloitrées chez elle car elles sont montrées du doigt par ceux là même qui connaissent leur filmographie par coeur… L’être humain quoi.
    Ayant fréquenté de près le milieu X Français, je connaissais une actrice qui ne pouvait même plus aller chercher ses bambins à l’école car une association de parents d’élèves avait découvert son activité et la jugeait indésirable dans le périmètre du bâtiment. C’est sa mère qui allait chercher les enfants….
    Alors Céline, rien de nouveau sous les étoiles. Votre bon coeur est réel, sincère, mais que faire face à un mur en béton, frontière entre le bien vu et le mal vu.
    Soyez forte.
    Amicalement.

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