Nouvelle érotique #4

Suite et fin de ma nouvelle érotique

J’ai le plaisir de partager avec vous la suite et fin de ma nouvelle érotique « Mise à nue d’une femme coquette »… Pour ceux et celles qui n’auraient pas lu le début :

Pour commencer je vous propose de Découvrir la Partie 1.

Puis de Déguster la Partie 2.

Et de Savourer la Partie 3.

Bonne lecture!


Ce scénario né parmi tant d’autres était l’un de ses favoris.

Le soir, assise sur son canapé, elle aimait le revivre en boucle. Tandis qu’un énième reportage sur la crise défilait sur son écran de télévision, elle jouissait à répétition. Sa main s’accélérait dans de petits gestes circulaires précis et appuyés, guidés par le désir qu’elle nourrissait pour cet homme que pourtant elle méprisait. Elle se voyait alors debout, face à lui, défaisant la boucle de sa ceinture, ouvrant délicatement sa braguette pour ensuite enrouler la cravate autour de ses doigts et étreindre son visage. Elle ne le quitterait pas du regard, alors qu’elle le branlerait de sa petite main ferme et experte. Il ne faudrait pas longtemps pour qu’il jouisse et se répande sur ses cuisses, laissant les traces de sa victoire sur ses jolis bas.

Bien entendu elle en voudrait plus et déciderait de se servir de lui un peu plus chaque jour,

jusqu’à ce que le goût de la nouveauté s’altère, qu’elle se lasse. Mais il semblait improbable qu’elle ne trouve l’apaisement à sa soif. Elle gémissait maintenant comme une chatte exigeant le lait délicieux. Elle en voulait sur elle, en elle, qu’il perle sur ses seins, reluise sur ses fesses, abreuve sa bouche, coule sur ses pieds, jusqu’à glisser goute par goute, léchant ses talons. Là seraient sa victoire et sa récompense. Son goût démesuré pour ce breuvage était devenu une addiction.

Et il ne faisait qu’accroître son plaisir et sa rage. Plus elle goûtait à cette saveur douce ,  plus elle se sentait assoiffée. Ses entrailles la tordaient d’un désir pressant, d’une sensation d’urgence. Sa langue, son palais, sa gorge en réclamaient. Sa soif étant grande, au-delà des rêves qu’elle se tissait, il lui fallait trouver de quoi la combler. Son corps, son cerveau ne pouvaient se contenter d’un jeu de fantasmes. Sa quête de plaisir était vitale.

Et alors que ses doigts humides s’immobilisèrent, elle rouvrit ses paupières et se murmura à elle-même : « Il est temps de jouer. »

 Elle avait dit oui. Ses lèvres semblaient avoir bougé d’elles-mêmes, comme dépossédées. Son corps avait parlé pour elle… Il l’avait abordée dans le rayon « romans policiers » d’une librairie où elle cherchait de nouvelles lectures pour combler ses nuits. Il s’était alors rapproché d’elle, avait souri. Méthode banale, quelconque, il lui avait conseillé un livre soi-disant palpitant. A vrai dire elle n’en avait strictement rien à foutre. Elle n’avait pas même écouté un seul mot. Son regard avait glissé sur la bouche de l’homme, ses lèvres, ses dents, sa mâchoire, ses mains, la boucle de sa ceinture, et n’avaient pu résister à l’envie de se perdre dans ces yeux qui semblaient la fouiller.

A ce moment-là une sensation de chaleur l’avait brusquement envahie,

naissant entre ses cuisses, bouillonnant dans son ventre, remontant incandescente jusqu’à la pointe de ses seins. Ses mains étaient moites, figées …puis le livre avait fini par glisser, et ils s’étaient cognés maladroitement. Un rire gêné, un silence, un regard, un sourire. Dix secondes qui en disaient long. Ils savaient tous deux qu’elle avait baissé sa garde. Or cette vulnérabilité la rendait folle. Ses pommettes s’étaient empourprées.

De retour chez elle, seule, ses mains étaient vides.

Elle n’allait pas lire ce soir. Une seule chose obsédait sa tête : Frédéric, la trentaine, un grand brun à l’allure sportive, soignée, il sentait bon, sa voix était grave, son sourire à la fois rassurant …et carnassier. Voilà tout ce qu’elle savait de lui au moment où elle avait saisissait son portable et composait le numéro griffonné. Son cœur gonflait sous l’eau chaude. Elle avait enfreint les règles et percé la bulle. Ce soir elle allait retrouver un homme dont elle ne savait quasiment rien. Le rendez-vous aurait lieu à la table d’un restaurant qu’il lui avait proposé.

S’enfonçant lentement un peu plus dans son bain, elle regarda ses orteils.

Hors de question de sortir sans une couche de vernis. Elle devait préparer son corps, nettoyer sa peau, ses cheveux, ses ongles. Elle ne pourrait être consommée que si elle se sentait prête. Son désir de plaire, de jouir et de faire jouir ne pourrait se satisfaire de la normalité. Toute fusion physique était acte de générosité, sacrifice, rituel, et l’acte sexuel n’était possible que dans cette intime cérémonie où elle s’offrait toute entière.
L’eau ruissela sur son dos qui se cambrait déjà et s’écoula dans la fente de ses fesses, goutta sur ses pieds. Nue devant la glace, observant sa bouche, ses seins, la pilosité de son sexe, elle n’eut alors que cette pensée en tête : « Ce soir je veux me faire baiser. »


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"On a plusieurs vies dans une vie."

Comments (4)

  1. cela peut-il réellement exister de nos jours ? on dirai une éclipse solaire.

  2. Dommage que cela soit la fin. J’ai adoré les détails, les pensées. Bref, c’est une belle œuvre

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