Nouvelle érotique #3

L’INSTANT EROTIQUE

J’ai le plaisir de partager avec vous la suite de ma nouvelle érotique « Mise à nue d’une femme coquette »… Pour ceux et celles qui n’auraient pas lu le début , il est disponible ici: Lire la Partie 1, cliquez ici.

Lire la Partie 2, cliquez iciBonne lecture!


Son patron était à ses yeux un homme plutôt exécrable.

Son poignet arborait une montre valant plusieurs milliers d’euros et la coupe de son costume était impeccable, mais ces accessoires de distinction sur l’échelle sociale ne suffisaient à faire de lui ce qu’on appelle « un homme de classe ». Il semblait toujours pressé, préoccupé, ne laissait jamais son interlocuteur achever ses phrases, broyait les mains au lieu de les serrer, et riait sans joie réelle, un sourire carnassier. Dans sa cervelle de DG il était le digne héritier de Gordon Gekko *, il dominait un empire.

Voilà ce qui le faisait bander : les chiffres, les bénéfices, et le pouvoir qu’il en tirait. Elle, employée, n’était qu’un joli petit cul de plus qu’il matait au passage lorsqu’elle venait à son bureau. Il était marié bien sûr, il fallait bien l’être, mais il ne se privait pas de se divertir régulièrement auprès de quelques maîtresses remerciées à l’heure. Elle le méprisait. Rien en lui ne la touchait. Il n’était ni beau ni séduisant ni charismatique. Il avait beau s’habiller avec élégance, s’y connaître en vins fins et entretenir sa silhouette par quelques séances de remise en forme en coaching privé, il était rebutant, se plaçant loin derrière les canons de beauté new-yorkaises « Mad Men » dont elle se délectait.

Désormais il était entre ses cuisses.

Elle avait relevé sa jupe, laissant apparaître ses bas et ses jarretières.

Elle adorait sentir la légère tension que les fines bandes élastiques exerçaient sur sa peau, et surtout ne rien porter d’autre, pas un centimètre d’étoffe pour couvrir le triangle impudique. Son sexe libéré de toutes contraintes pouvait s’éveiller à chaque pas, à chaque souffle, l’air glissant entre ses jambes, la léchant sans que personne ne l’en soupçonne… Elle le sentait alors vivre et se contracter de lui-même, créature quasi autonome, à la fois simple et complexe. Son sexe était son deuxième cœur, il battait sans relâche, s’échauffait, fourmillait, s’empourprait à chaque émotion nouvelle. S’il respirait librement, ses seins en revanche demeuraient opprimés, serrés l’un contre l’autre, tenus en otages par un soutien-gorge volontairement trop serré. La chair ronde et appétissante débordait généreusement en surface, abondante,  assaillait un délicieux décolleté enflant toujours plus, soulevé au gré de ses inspirations.

Elle adorait les regarder.

Elle se plaisait à les imaginer plaqués contre un mur, écrasés sous la violence des coups, ceux des reins et de leurs va-et-vient, de celui qui oserait violer l’intimité de ses fesses. Et elle se ferait prendre ainsi, sans même savoir par qui. Ne pas savoir, ne pas penser, ne pas juger. Ressentir, seulement… Une main large et autoritaire emprisonnerait ses deux poignets frêles, les maintenant dans son dos. Elle se cambrerait davantage, habitée par la rage d’une femme dominée par surprise, mais qui n’userait de sa bouche que pour ordonner, supplier : « Baise-moi plus fort ». Et rien d’autre que la chair pleine de sa poitrine amortirait les chocs… Son corps entier était alors l’écho des mots qui la hantaient, de ceux qui grandissaient en elle depuis qu’elle était femme.

Elle avait poussé la porte de son bureau sans prononcer un mot,

lui avait fait raccrocher son téléphone et s’était assise devant lui, sa poitrine offerte à hauteur de son visage. L’homme d’affaires était resté interdit, décontenancé, oscillant entre colère et excitation. La surprise avait éteint sa voix. Cet embarras la fît sourire.

Elle l’avait baisé avant même qu’il le sache.

Alors, se redressant sans battre d’un cil, elle se retourna avec une lenteur extrême, se pencha doucement, posant son ventre sur le vernis du bureau. Les fesses tendues vers lui elle balaya d’un geste tout ce qui lui parut encombrant ; une chatte dictant ses règles d’un coup de patte… Dossiers, stylos, portables s’envolèrent. Quelques feuilles de papier continuaient de virevolter quand elle s’assit tranquillement face à lui, ouvrant largement ses cuisses, affichant l’autorité d’une parfaite maîtresse. Tout pour elle était d’une absolue évidence. Il n’avait pas le choix.

Alors qu’il s’apprêtait enfin à souffler un mot elle lui saisit l’arrière de la tête,

ses ongles fermement ancrés dans ses cheveux. La bouche de son supérieur était désormais scellée. Soumission totale. Il ne vivait maintenant qu’à travers elle, respirait par son sexe trempé. Elle voulait qu’il la goûte, qu’il la boive, qu’il se noie dans le jus de sa chair qui coulait abondamment. Elle avait gagné… Il ne résista pas un instant à l’envie de s’enivrer entre ces cuisses qui se resserraient davantage sur son visage, elle l’étoufferait peut-être, peu importe. Ils se foutaient tous deux qu’on puisse les entendre ou les surprendre.

Elle le baisait et il n’en aurait jamais assez.

 

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*héros du film Wall Street d’Oliver Stone interprété par Michael Douglas

 

"On a plusieurs vies dans une vie."

Comments (2)

  1. Wouah ! wouah ! wouah ! que c’est chaudement bien écrit !!!
    Sacré Céline !

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