Le sport !

Une passion et une hygiène de vie: Le sport.

Comment ne pas consacrer une pleine catégorie à ce qui occupe aujourd’hui une grande partie de ma vie… LE SPORT!  Comme beaucoup d’entre vous j’ai eu la possibilité par l’école et mes parents de pratiquer du sport quand j’étais enfant/ado. Mais au final j’ai réellement commencé à devenir sportive il y a seulement quelques années. Quoiqu’il en soit avant d’aborder sérieusement cette rubrique, voici en quelques mots pour parcours de « sportive ». Vous comprendrez plus pourquoi je me pencherai davantage sur certaines disciplines quand j’alimenterai ce blog….


LA DANSE CLASSIQUE

Petite, dès l’âge de 6 ans mes parents m’inscrivent en cours de danse classique. Hormis le plaisir du rituel du chignon bien fait et celui de se glisser dans la tenue complète de la parfaite ballerine (collants, justaucorps, jupette rose en crêpe et chaussons Repetto), je ne peux pas dire alors que j’aime énormément ça. Je suis dans une très bonne école, stricte, un couple d’anciens danseurs de l’Opéra de Paris comme enseignants. La méthode ancienne. Les profs ne sont pas là pour plaisanter mais pour enseigner avec rigueur et précision la grâce et la discipline.  D’ailleurs c’est cela la danse classique : la discipline de la grâce et de la perfection. Beaucoup de parents aujourd’hui ne supportent plus que leur enfant fasse face à ce genre de méthode mais ils sous-estiment la force et la détermination dont un petit garçon et une petite fille peuvent faire preuve lorsqu’ils sont mis entre de bonnes mains, surtout s’ils sont motivés. C’est aussi les priver d’une belle opportunité d’être éduqués à travers le sport, d’intégrer des valeurs, d’apprendre à observer, écouter, à se concentrer. Ces enfants grandissent ensuite sans le goût de l’effort et se retrouvent un jour adultes sans avoir même conscience de leur potentiel. Ce cours de danse n’est pas vraiment marrant c’est vrai, mais n’empêche que j’y retourne avec assiduité et y intègre des bases que je n’ai depuis, jamais oubliées .

A cet âge-là ce qui me gâche la vie ce n’est donc pas le regard sévère du professeur et la menace de sa canne de bois (à l’affût pour corriger les développés trop bas ou les erreurs de postures) mais le fait que je manque cruellement de confiance en moi. Si j’aime danser et mettre virevolter sur mes pointes, je ne me sens pas dans mon élément face aux fillettes qui marchent la tête haute. Or en danse classique il faut être au-dessus du sol, du monde. Les ballerines sont des anges, de petites déesses que rien ne peut atteindre…Je poursuis néanmoins ma pratique environ 5 ans et aujourd’hui. ( et je ne peux que recommander cette discipline à toutes et à tous, et ce dès les plus jeune âge). C’est une base essentielle. Parallèlement j’ai aussi la chance d’ apprendre le ski alpin, la natation, de tester d’autres disciplines mais rien qui me passionne vraiment . Fan de Bruce Lee et Jackie Chan, élevée avec le cinéma hong-kongais, j’en viens à me dire qu’il est logique que je me dirige vers les arts martiaux. Pas d’école de Wing Chun ni de Jeet Kune Do dans ma ville natale, je finis par faire un choix que je ne vais jamais regretter.

A 15 ans, je trouve enfin ce qui pour moi est alors une évidence : le karaté.

LE KARATE

Un vrai coup de foudre. Jusqu’à 19 ans le karaté shotokan est clairement mon sport de prédilection. J’obtiens mon grade de ceinture marron 1er kyu en moins de 3 ans et mes professeurs me font de l’oeil pour que je me lance en compétition katas, mais la priorité est à l’école, au passage du Bac imminent. Je dois renoncer et j’avoue en garder encore aujourd’hui une certaine amertume, car la rage est forte .A défaut de faire les compétitions je décide de suivre les entraînements. Au final, la partie la plus précieuse du processus: Travailler sans rien attendre en retour. Je suis alors sur la bonne voie pour me préparer à la ceinture noire mais bien vite la vie d’étudiante et ses excès ont raison de mon assiduité. Et puis je ne suis plus dans le dojo de mes chers professeurs. Mon amour du karaté c’est aussi mon attachement à eux, mon admiration, ma confiance. Je vis désormais à Grenoble pour suivre mes études. Je décroche. S’ensuit une longue période d’inactivité. Grosse ellipse! Etudes, début de ma carrière dans le X, précarité, déplacements, décalages horaires, instabilité. D’ailleurs je renonce aussi à passer le permis de conduire. Pendant des années je bourlingue sans avoir le temps ni l’énergie de m’entraîner. La notoriété grandit et il me faut du temps pour m’y habituer. Difficile de se pointer dans un lieu public sans être abordée, observée, interpellée. Je finis par renoncer et me mettre en retrait. Je retrouverai une forme de quiétude une fois installée aux Etats-Unis…  Aujourd’hui je me pose la question : »Mais comment ai-je pu vivre toutes ces années sans pratiquer le moindre sport! »

LES DANSES DE SALON

A 32 ans alors que je vis à Los Angeles la curiosité me pousse à mettre les pieds dans un studio de danse devant lequel je m’arrêtais régulièrement, intriguée. Les professeurs s’y déplacent avec une élégance et un charisme à couper le souffle. Ils traversent la salle comme si un public était à leur pied, font tournoyer leurs élèves , glissant à la surface d’un parquet si lisse et propre qu’il en est étincelant; une vraie petite salle de bal. Un soir je regarde le film Strictly Ballroom et je fonds devant la performance des acteurs. C’est ça que je veux faire! Du Paso Doble! Une fois de plus c’est le cinéma qui m’amène à me décider. Je fonctionne comme ça, je vois quelque chose qui m’émerveille , m’inspire et je veux moi aussi apprendre. Je veux découvrir la mécanique secrète qui m’a amenée à être fascinée. Je me décide et m’inscris à un cours d’essai, c’est le déclic immédiat.

J’étais venue pour apprendre le paso doble, je me retrouve à pratiquer quasiment toutes les danses de salon:  valse, le tango, le rock, le fox trot, la rumba, le chacha, la salsa, et accessoirement, du paso doble… Un an de bonheur. Galas, quelques compétitions, pleins de jolies robes, de strass, beaucoup de rires, d’adrénaline, des soirées salsa . Je virevolte de la 3rd Street Promenade de Santa Monica avec des « papis » latinos de 70 ans ( les « p’tits jeunes » peuvent aller se rhabiller) aux Milongas de tango argentin où l’on se retrouve hors du temps, à danser les yeux fermés, un bon verre de vin argentin à portée de main… Je me retrouve à m’impatienter de quitter mes tournages pour pouvoir chausser mes escarpins et rejoindre la piste de danse.

LE CIRQUE

Puis c’est le cirque qui me fait des clins d’oeil... Éblouie par une performance de tissu aerien je me dis que je dois absolument en faire, et tant pis pour ma phobie des hauteurs. Sans surprise, le loisir se transforme vite en passion. La pratique devient intensive. Je n’ai pas du tout le niveau car je ne maîtrise pas même les bases mais je suis tout de même admise en formation professionnelle de plusieurs mois à l’école de Cirque Le Studio, Los Angeles. Ce qui me permet d’appréhender d’autres disciplines dont l’acrobalance, la contorsion. Je manque cruellement de force, moi qui n’ai fait aucun effort musculaire durant des années. Mon apprentissage commence par là, à oublier mon ego, travailler le mental et la persévérance, construire du muscle. A ce moment là je viens de cesser les tournages mais vis encore aux Etats-Unis. Je m’accorde une année de break. Une année loin de tout où ma seule préoccupation est de conquérir mon corps.

LE TISSU AERIEN

Je m’initie à la pole-dance mais mon coeur appartient définitivement au tissu aérien dont l’enlacement me procure de vraies sensations de plaisir et avec lequel je souhaite apprendre à m’exprimer. Je rêve de monter mon propre numéro, de voler. Parallèlement je me suis aussi inscrite en ju-jitsu à l’école Gracie , une manière nouvelle pour moi de me confronter aux hommes. Enfin un contact franc et désintéressé, rien de sensuel, juste le plaisir du sport, du jeu. Je ne connais pas mes limites mais ce sont elles qui finissent par s’imposer; une déchirure intercostale me force à faire une pause. Quand le corps parle il faut l’écouter. Voilà qui me frustre énormément mais rien n’arrive par hasard.

LE COMBAT SCENIQUE

On est fin 2013, je rentre vivre en France, je ne remonte pas sur le tissu mais une nouvelle surprise m’attend: le combat scénique (ou comment se battre devant la caméra) que je découvre grâce au cascadeur/chorégraphe Kefi Abrikh rencontré sur le tournage de la série Le Visiteur du Futur. ( France 4)

Pour moi qui suis fan de films d’action et arts martiaux depuis toute gamine c’est un rêve qui se réalise.

LES ARTS MARTIAUX

La morsure des arts martiaux se ravive, je réalise que le dojo me manque. Pendant 2 ans je pratique donc le combat scénique aux côtés de Kefi, mais aussi Mathieu Lardot, Gary Cothenet et leur team de cascadeurs avec qui je deviens pote et tourne plusieurs videos de fight, mains nues, couteau, katana. ( grâce auxquelles je viens d’obtenir des rôles dans des films d’action, le pied!) Je suis aussi quelques entraînements avec les chorégraphes Manu Lanzi, Olivier Schneider, des références dans le cinéma… La confiance me gagne et je me dis qu’il est temps de reprendre le karaté que je pensais avoir définitivement abandonné.  » Je suis trop vieille pour ça. » Pfff La bonne excuse.

On n’est vieux que lorsqu’on le pense.

Je m’inscris au dojo de ma ville et repars m’entraîner avec mes chers profs de mon adolescence qui m’ont tant manqué. Deux mois plus tard je réussis mon examen et obtiens ma ceinture noire ( 1er Dan). Les bases sont validées! Parallèlement je passe ma ceinture rouge de Taekwondo et je pratique de temps en temps le penchak silat. ( Et oui je suis fan de The Raid). Je goûte depuis peu au yoga et rêve aussi de ju-jitsu , de flamenco, de tango Argentin et de West Coast Swing mais je ne peux pas tout faire!… enfin, question de cycles et d’organisation. J’y arriverai…

AUJOURD’HUI 

J’ai en tête de monter un numéro de tissu aerien et de filmer une performance de contorsion. Car oui, j’ai repris! Il y a beaucoup de boulot avant d’y parvenir. Les arts martiaux sont en suspens car je suis en rééducation d’une blessure à la cheville à la con (oui, pardonnez-moi l’expression…y a-t-il seulement des blessures intelligentes?) mais il y a toujours moyen de s’adapter et de s’entraîner . J’ai aussi pris goût à la musculation! Il faut dire aussi que je connais deux super coachs. Il faut que je  vous les présente.  Vous les rencontrerez à travers les rubriques de ce blog pour des conseils, des tutos etc…

 Aujourd’hui j’ai 37 ans et je ne me suis jamais sentie autant en forme.


Le sport est plus qu’un loisir, il participe à mon équilibre. Il régule ma vie, mon sommeil, mon alimentation , évacue mon stress, allège mon esprit; il est dans sa pratique une forme de méditation.

Le sport stimule aussi le goût du challenge, améliore le rapport à notre corps, à nos sensations. Il nous aide à nous reconnecter avec nous-mêmes, ce qui me semble d’autant plus essentiel dans une société où nous sortons bien souvent de nous-même, dédoublés dans un monde virtuel, sollicités en permanence.

 Avec ce blog je souhaite partager avec vous ce que j’ai appris, mais aussi lancer avec vous des #défis réguliers, continuer d’apprendre en faisant intervenir des #experts dans leurs domaines respectifs afin de réaliser des #tutos et partager des #conseils. J’espère que vous serez nombreux/ses à les mettre en pratique avec moi!

Il n’y a de limites que celles qu’on se donne !

"On a plusieurs vies dans une vie."

Comments (7)

  1. Article intéressant et si vivant , la partie dance classique m ‘ à énormément fait pensé à Fame , le film d ‘ Alan Parker et la série … c ‘est au delà du sacerdoce .

  2. Bel article, effectivement très vivant. Moi qui ai commencé à faire du sport à près de 40 ans, je dois dire que ça me donne du courage ! 🙂

    1. Dans mon cours de krav maga, il y a un homme de 63 ans qui a commencé en septembre dernier. Il n’est jamais trop tard pour bien faire 🙂

      1. Dans mon cours de karaté il y a un élève de 73 ans. Bon ça fait longtemps qu’il pratique mais en attendant je suis beaucoup plus crevée que lui !

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